{"id":10331,"date":"2024-07-14T22:58:27","date_gmt":"2024-07-14T20:58:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.styl-m.org\/?p=10331"},"modified":"2024-07-14T22:58:27","modified_gmt":"2024-07-14T20:58:27","slug":"non-dits-du-genre-et-de-la-sexualite-dans-le-roman-dexpression-francaise-au-xixe-siecle-revue-etudes-litteraires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/2024\/07\/14\/non-dits-du-genre-et-de-la-sexualite-dans-le-roman-dexpression-francaise-au-xixe-siecle-revue-etudes-litteraires\/","title":{"rendered":"Non-dit(s) du genre et de la sexualit\u00e9 dans le roman d\u2019expression fran\u00e7aise au XIXe si\u00e8cle (revue \u00c9tudes litt\u00e9raires)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:37% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"300\" height=\"157\" src=\"http:\/\/ais.airaud.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Etudes-litteraires.webp\" alt=\"\" class=\"wp-image-10332 size-full\"\/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Date de tomb\u00e9e (deadline) : 15 Septembre 2024<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 : Universit\u00e9 Laval<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/etudlitt\/#back-issues\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.erudit.org\/fr\/revues\/etudlitt\/#back-issues\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c9tudes litt\u00e9raires<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong><em>\u00c9tudes litt\u00e9raires<\/em>. \u00ab&nbsp;Non-dit(s) du genre et de la sexualit\u00e9 dans le roman d\u2019expression fran\u00e7aise au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;\u00bb<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;[S]i le texte classique n\u2019a rien de plus \u00e0 dire que ce qu\u2019il a dit, du moins tient-il \u00e0 \u201claisser entendre\u201d qu\u2019il ne dit pas tout&nbsp;\u00bb. Cet aphorisme, extrait du dernier fragment de <em>S\/Z<\/em> (\u00ab&nbsp;XCIII. Le texte pensif&nbsp;\u00bb), fait du \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb le moteur de <em>Sarrasine<\/em>&nbsp;; ainsi, Zambinella n\u2019appara\u00eet castrat qu\u2019\u00e0 la fin de la nouvelle de Balzac, ouverte \u00e0 interpr\u00e9tation. \u00ab&nbsp;Ce ou cette Zambinella&nbsp;?&nbsp;\u00bb se demande encore B\u00e9atrix de Rochefide, au terme du r\u00e9cit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et la marquise resta pensive.&nbsp;\u00bb Sans r\u00e9ponse, cette \u00ab&nbsp;pens\u00e9e&nbsp;\u00bb du genre sexu\u00e9, qui na\u00eet d\u2019une ind\u00e9termination du genre grammatical, d\u00e9multiplie le(s) sens du texte \/ sexe balzacien&nbsp;: or, si l\u2019on postule, comme Barthes, que toute action romanesque est fond\u00e9e sur un silence \u2013 indispensable \u00e0 l\u2019intrigue \u2013, ne peut-on pas r\u00e9fl\u00e9chir aux personnages et \u00e0 leur(s) sexualit\u00e9(s) en creux ou en termes de \u00ab&nbsp;non-dits&nbsp;\u00bb&nbsp;? C\u2019est re-d\u00e9finir la litt\u00e9rature, et plus particuli\u00e8rement le roman, comme un instrument de \u00ab&nbsp;mise en discours du sexe&nbsp;\u00bb (Foucault) et de ses tabous, d\u2019une part&nbsp;; comme un \u00ab&nbsp;jeu&nbsp;\u00bb (Ducrot) de sur-signification \/ silenciation du genre (ou du sujet genr\u00e9), d\u2019autre part.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En 1971, dans <em>La Th\u00e9orie litt\u00e9raire<\/em>, Wellek et Warren \u00e9crivaient&nbsp;: \u00ab&nbsp;[u]n personnage de roman na\u00eet seulement des unit\u00e9s de sens, n\u2019est fait que de phrases prononc\u00e9es par lui ou sur lui&nbsp;\u00bb. Sur le sexe du personnage, en particulier dans le cycle des Rougon-Macquart, Philippe Hamon ajoute&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019importance du trait s\u00e9mantique de la sexualit\u00e9 se remarque \u00e0 la fr\u00e9quence des actions qui le mettent en sc\u00e8ne dans le texte&nbsp;\u00bb. Et Fleur Bastin de pr\u00e9ciser, \u00e0 propos de figures f\u00e9minines comme Clorinde, S\u00e9rafine ou Nana&nbsp;: \u00ab&nbsp;[l]a narration zolienne doit \u00eatre pens\u00e9e comme un faisceau complexe de discours masculins [&#8230;] la quasi-totalit\u00e9 des personnages de femme[s] sont introduits dans la fiction par le biais d\u2019une perception masculine&nbsp;\u00bb. Apr\u00e8s nos observations sur <em>Sarrasine<\/em>, ces trois r\u00e9flexions, qui peuvent se retourner comme un gant, nous conduisent \u00e0 trois interrogations majeures&nbsp;:&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>le personnage de roman n\u2019est-il pas constitu\u00e9 par autant de non-dits (que \u00ab\u00a0de phrases prononc\u00e9es par lui ou sur lui\u00a0\u00bb)\u00a0?<\/li>\n\n\n\n<li>sa sexualit\u00e9 n\u2019est-elle pas \u00e9voqu\u00e9e par autant de sous-entendus (que \u00ab\u00a0d[\u2019]actions qui l[a] mettent en sc\u00e8ne\u00a0\u00bb)\u00a0?<\/li>\n\n\n\n<li>ce ou ces silences ne sont-ils pas autant de cris pour \u00e9chapper \u00e0 l\u2019ordre des sexes (qu\u2019un \u00ab\u00a0faisceau complexe de discours masculins\u00a0\u00bb)\u00a0?<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Telles sont les trois grandes questions qui sous-tendent un num\u00e9ro th\u00e9matique intitul\u00e9 <em>Non-dit(s) du genre et de la sexualit\u00e9 dans le roman d\u2019expression fran\u00e7aise au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit de r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la fa\u00e7on dont le genre (d\u00e9fini \u00ab&nbsp;comme principe de diff\u00e9renciation qui d\u00e9termine la construction des r\u00f4les sexu\u00e9s et qui l\u2019organise dans des rapports de pouvoir&nbsp;\u00bb, Zanone) se construit \u00ab&nbsp;entre&nbsp;\u00bb les lignes&nbsp;: comment passe-t-il \u00e0 la fois pour implicite et pour naturel dans les blancs du texte, au point d\u2019appara\u00eetre \u00e9vident aux lecteur\u00b7ices \u2013 ou \u00e0 certain\u00b7es d\u2019entre eux\u00b7elles&nbsp;? \u00ab&nbsp;Ce qui est propre aux soci\u00e9t\u00e9s modernes, ce n\u2019est pas qu\u2019elles aient vou\u00e9 le sexe \u00e0 rester dans l\u2019ombre, c\u2019est qu\u2019elles se soient vou\u00e9es \u00e0 en parler toujours, en le faisant valoir comme le secret&nbsp;\u00bb. Depuis <em>La Volont\u00e9 de savoir<\/em>, on sait combien le \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb (ou l\u2019<em>inter<\/em>-dit) de la sexualit\u00e9 participe \u00e0 la production des normes sexuelles, si bien qu\u2019il faut relativiser l\u2019existence de nombreux tabous&nbsp;: \u00ab&nbsp;il faut voir qu\u2019un tabou peut en cacher un autre&nbsp;\u00bb (Angenot). Au(x)&nbsp;<em>non-dit(s) du genre <\/em>r\u00e9pond la \u00ab&nbsp;v\u00e9rit\u00e9 du sexe&nbsp;\u00bb \u2013 ou la (re)naturalisation de la diff\u00e9rence et la hi\u00e9rarchie des sexes \u2013&nbsp;: c\u2019est \u00e0 ce paradoxe que nous nous int\u00e9ressons, entendant le \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb comme une \u00ab&nbsp;construction culturelle, sociale et id\u00e9ologique&nbsp;\u00bb (Schnyder et Toudoire-Surlapierre) prise dans son acception la plus large&nbsp;: \u00ab&nbsp;tout ce que le locuteur aurait voulu dire sans pour autant s\u2019exprimer explicitement par des mots ou par des signes perceptibles et interpr\u00e9tables par son interlocuteur&nbsp;\u00bb (Berbinski).<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9thodologiquement, penser le \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb, c\u2019est pencher vers une \u00ab&nbsp;linguistique de la connotation&nbsp;\u00bb \u2013 voire de l\u2019allusion \u2013, ch\u00e8re \u00e0 Barthes, lecteur de Hjemslev, ou, plus tard, \u00e0 Catherine Kerbrat-Orecchioni. Quelle est la place du connotant (ce signifiant de \u00ab&nbsp;sens second&nbsp;\u00bb, attach\u00e9 \u00e0 chaque acte d\u2019\u00e9nonciation, comme l\u2019inflexion de la voix, la prosodie de la phrase ou le choix du registre de discours) dans l\u2019expression de l\u2019implicite&nbsp;? La stylistique et la rh\u00e9torique connotative sont deux outils essentiels \u00e0 l\u2019analyse du \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb, qui plus est en litt\u00e9rature. On se souvient des propos de Todorov dans <em>Communication<\/em>, en 1964&nbsp;: \u00ab&nbsp;[i]l est vrai que la litt\u00e9rature fait un emploi plus fr\u00e9quent de la connotation que la langue parl\u00e9e&nbsp;\u00bb&nbsp;; cette particularit\u00e9 se v\u00e9rifie dans certaines sc\u00e8nes de violences sexistes et sexuelles, signifi\u00e9es entre les lignes par le recours au langage visuel ou non verbal. \u00ab&nbsp;\u00c0 trois reprises, elle dit non&nbsp;; mais ses yeux disaient oui, ses yeux de femmes tendre, toute \u00e0 l\u2019inexorable cruaut\u00e9 de sa passion&nbsp;\u00bb lit-on au sujet de S\u00e9verine dans <em>La B\u00eate humaine<\/em>&nbsp;: refusant d\u2019entendre le \u00ab&nbsp;non&nbsp;\u00bb d\u2019une femme, un homme-interpr\u00e8te substitue un \u00ab&nbsp;oui&nbsp;\u00bb qu\u2019il pr\u00e9tend lire dans ses yeux. Bien souvent chez Zola, \u00ab&nbsp;le corps avouant [&#8230;] suppl\u00e9e \u00e0 la r\u00e9v\u00e9lation verbale \u00ab&nbsp;(M\u00e9nard). Que les romancier\u00b7\u00e8res la reprennent \u00e0 leur compte ou qu\u2019il\u00b7elles la subvertissent, cette tension entre la langue et un code imag\u00e9 \/ corporel, qui repose sur une interpr\u00e9tation potentiellement abusive d\u2019un implicite suppos\u00e9, est constitutive de la repr\u00e9sentation des violences sexuelles en litt\u00e9rature. Cet exemple suffit \u00e0 d\u00e9montrer l\u2019importance du \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb dans la construction de la domination masculine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le roman d\u2019expression fran\u00e7aise est un terreau particuli\u00e8rement fertile \u00e0 l\u2019\u00e9tude du(des) non-dit(s) du genre et la sexualit\u00e9 au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. D\u2019une part, apr\u00e8s 1800, et plus encore apr\u00e8s 1830, le roman acquiert ses lettres de noblesse&nbsp;: Jos\u00e9-Luis Diaz a montr\u00e9 comment ce \u00ab&nbsp;genre b\u00e2tard&nbsp;\u00bb, exclu de la po\u00e9tique classique d\u00e9riv\u00e9e d\u2019Aristote, s\u2019est rachet\u00e9 aux yeux de la critique romantique. Important \u00ab&nbsp;r\u00e9servoir culturel&nbsp;\u00bb \u2013 \u00e0 l\u2019instar du cin\u00e9ma contemporain, pour reprendre la comparaison de R\u00e9gine Robin \u2013, le roman du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle n\u2019est pas seulement le reflet de la <em>doxa<\/em>, mais aussi le vecteur de \u00ab&nbsp;tout le non-dit, l\u2019impens\u00e9, l\u2019informul\u00e9, le refoul\u00e9 [&#8230;] entra\u00een[ant] des d\u00e9rapages, des rat\u00e9s, des disjonctions, des contradictions, des blancs&nbsp;\u00bb&nbsp;; et parmi ces blancs, les \u00ab&nbsp;choses du sexe&nbsp;\u00bb se d\u00e9voilent plus ou moins implicitement. D\u2019autre part, alors que les \u00e9crivain\u00b7es sont aux prises, sinon avec la censure, du moins avec l\u2019encadrement administratif qui p\u00e8se sur la Librairie, du Premier Empire \u00e0 la Troisi\u00e8me R\u00e9publique (Mollier), la sexualit\u00e9 fait l\u2019objet d\u2019un nouvel arsenal r\u00e9pressif&nbsp;: l\u2019outrage public aux bonnes m\u0153urs (dont on conna\u00eet les cons\u00e9quences pour Flaubert et Baudelaire, en 1857). Pourtant, au moment m\u00eame o\u00f9 l\u2019on observe la \u00ab&nbsp;multiplication des discours sur le sexe&nbsp;\u00bb, les romancier\u00b7\u00e8res ne renoncent pas \u00e0 d\u00e9chirer le voile&nbsp;: afin d\u2019\u00e9voquer la vie sexuelle et affective de leurs personnages en \u00e9vitant l\u2019opprobre ou des poursuites l\u00e9gales, ils exploitent des outils po\u00e9tiques dont le \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb fait partie. Ce concept est particuli\u00e8rement \u00e9conomique&nbsp;: il inclut <em>ce qui doit \u00eatre tu<\/em>, en vertu des lois ou des conventions sociales, mais aussi <em>ce qui ne peut \u00eatre dit<\/em>, \u00e0 cause de la langue et de ses lacunes. Puisque le nom prostitu\u00e9, au sens d\u2019\u00ab&nbsp;homme, g\u00e9n\u00e9ralement homosexuel, faisant commerce de son corps&nbsp;\u00bb (ou \u00ab&nbsp;plus rarement \u00e0 des femmes&nbsp;\u00bb, Rey), n\u2019existe pas au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, les \u00e9crivain\u00b7es ont recours \u00e0 des n\u00e9ologismes (on pense aux \u00ab&nbsp;entretenu[s]&nbsp;\u00bb de Balzac ou aux \u00ab&nbsp;hommes-courtisanes&nbsp;\u00bb de Sue) et \u00e0 des figures de style (comme la m\u00e9taphore ou la m\u00e9tonymie)&nbsp;: cette productivit\u00e9 lexicale \/ stylistique t\u00e9moigne, dans les pratiques \u00e9nonciatives extra-litt\u00e9raires, d\u2019un tabou linguistique de la prostitution masculine, en particulier h\u00e9t\u00e9rosexuelle.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Nous proposons cinq approches (sociocritique, stylistique \/ rh\u00e9torique, narratologique, g\u00e9n\u00e9tique, en r\u00e9ception) pour aborder les <em>\u00ab&nbsp;non-dit(s)&nbsp;\u00bb du genre et de la sexualit\u00e9 dans le roman d\u2019expression fran\u00e7aise au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Approche sociocritique<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019\u00e9tudier la fa\u00e7on dont les auteur\u00b7ices <em>non-disent<\/em> le genre et la sexualit\u00e9 \u00e0 travers une relecture sociocritique des textes en \u00e9clairant \u00ab&nbsp;tout ce qui manifeste dans le roman la pr\u00e9sence hors du roman d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence \u00ab&nbsp;(ou \u00ab&nbsp;ce par quoi le roman s\u2019affirme lui-m\u00eame comme soci\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb). Dans un article fondateur, en 1971, Duchet avait d\u00e9fini la sociocritique comme \u00ab&nbsp;un d\u00e9chiffrage du non-dit&nbsp;\u00bb. En confrontant des \u0153uvres litt\u00e9raires aux autres \u00e9crits de leur temps, qu\u2019ils soient s\u00e9rieux ou l\u00e9gers, de la m\u00e9decine \u00e0 la pornographie, en passant par la presse ou la chanson, on essaiera de retracer la circulation des formulations d\u00e9tourn\u00e9es des tabous sexuels au sein des discours sociaux et leurs actualisations dans la litt\u00e9rature. Si le XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle fixe <em>a priori<\/em> un dimorphisme sexuel et fige les r\u00f4les de genre (Laqueur), des espaces se forment, d\u2019un texte \u00e0 l\u2019autre, o\u00f9 la sexualit\u00e9 peut s\u2019exprimer avec une fluidit\u00e9 difficilement dicible ailleurs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Approche stylistique \/ rh\u00e9torique<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>On analysera comment des textes passent le genre \u00ab&nbsp;sous silence&nbsp;\u00bb en se servant des outils de la stylistique et \/ ou de la rh\u00e9torique. On montrera par quelles figures les auteur\u00b7trices trouvent des chemins de traverse pour dire sans dire (ou bien contredire) certains \u00ab&nbsp;sexotypes&nbsp;\u00bb (Rosier) ou clich\u00e9s sexu\u00e9s. La \u00ab&nbsp;litote&nbsp;\u00bb, l\u2019\u00ab&nbsp;ellipse&nbsp;\u00bb, la \u00ab&nbsp;pr\u00e9t\u00e9rition&nbsp;\u00bb, comme l\u2019ont montr\u00e9 Peter Schnyder et Fr\u00e9d\u00e9rique Toudoire-Surlapierre, ou \u00ab&nbsp;les relations de paronymie, synonymie, antonymie, hyperonymie, hyponymie, homonymie et polys\u00e9mie peuvent \u00eatre sources d\u2019enrichissements connotatifs, que les deux signifiants correspondants soient co-pr\u00e9sents dans l\u2019\u00e9nonc\u00e9 (relation in praesentia), ou que l\u2019un sollicite paradigmatiquement l\u2019autre (associations in absentia)&nbsp;\u00bb (Orecchioni). La piste ouverte par Berbinski, dans <em>Entre dit et non-dit<\/em>, pourra \u00e9galement \u00eatre suivie&nbsp;: \u00ab&nbsp;le non-dit est en fait un dit d\u00e9guis\u00e9 derri\u00e8re les divers m\u00e9canismes de production&nbsp;\u00bb. En \u00e9valuant les \u00e9carts entre d\u00e9notation \/ connotation dans des textes qui participent \u00e0 produire les normes sexuelles, on se demandera, d\u2019un point de vue stylistique, comment fonctionne le travail de dissimulation du signe ou de la \u00ab&nbsp;marque du genre&nbsp;\u00bb (Wittig) au sein des romans \u00e9tudi\u00e9s. Les \u0153uvres inspir\u00e9es des amours de Liane de Pougy et Natalie Clifford-Barney fournissent des exemples de cette \u00ab&nbsp;stylisation&nbsp;\u00bb (Butler) du tabou, qui permet de raconter des histoires interdites par le biais d\u2019images suggestives. D\u2019autres autrices entendent encore d\u00e9voiler cr\u00fbment ce que leur temps \u00e9rige en \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb, \u00e0 l\u2019instar d\u2019Odette Dulac, qui, dans <em>Le Silence des femmes<\/em> (1911), fait retentir des d\u00e9sirs et des col\u00e8res que le sexe faible est suppos\u00e9 cacher.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Approche narratologique<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour les romancier\u00b7\u00e8res, taire le genre peut servir \u00e0 la construction de tensions narratives articul\u00e9es autour de la dissimulation du \u00ab&nbsp;vrai sexe&nbsp;\u00bb de leurs h\u00e9ros\u00b7\u00efnes, sinon de sa n\u00e9gation&nbsp;: c\u2019est le cas pour certain\u00b7es membres des Rougon-Macquart, comme Miette, dont les traits f\u00e9minins ne s\u2019affirment qu\u2019\u00e0 l\u2019adolescence. Les \u00e9crivain\u00b7es peuvent cacher ces \u00ab&nbsp;secrets&nbsp;\u00bb, f\u00e9conds en suspense, \u00e0 leurs lecteur\u00b7ices en les tiraillant entre les points de vue de personnages <em>sachants<\/em> \/ <em>ignorants<\/em> \u2013 contradictions que r\u00e9sout le narrateur omniscient \u00e0 la fin du roman. Ainsi, certains signes du r\u00e9cit n\u2019acqui\u00e8rent leur signification qu\u2019en conclusion, quand tel actant se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre femme, tandis qu\u2019on l\u2019avait cru homme&nbsp;: on pense \u00e0 <em>Mademoiselle de Maupin<\/em> de Gautier. Chez Andr\u00e9 L\u00e9o, alias Victoire-L\u00e9odile B\u00e9ra, dans <em>Aline-Ali<\/em>, le personnage \u00e9ponyme, au pr\u00e9nom double, fait aussi l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une histoire amoureuse sous une identit\u00e9 de genre (d\u00e9)jou\u00e9e. Ce n\u2019est qu\u2019au d\u00e9nouement de l\u2019intrigue que le signifiant du \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb se remplit et permet aux lecteur\u00b7ices la r\u00e9interpr\u00e9tation d\u2019indices linguistiques ou physiques <em>a posteriori<\/em>&nbsp;: ce sont \u00ab&nbsp;les hanches conform\u00e9es comme celles d\u2019une femme&nbsp;\u00bb de Lucien de Rubempr\u00e9, dont le sens ne s\u2019\u00e9claire qu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re de la relation homo\u00e9rotique qu\u2019il noue avec Carlos Herrera \/ Vautrin \u00e0 la fin d\u2019<em>Illusions perdues<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Approche g\u00e9n\u00e9tique<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le d\u00e9cryptage g\u00e9n\u00e9tique des \u00ab&nbsp;non-dits&nbsp;\u00bb du(es) texte(s) est une autre voie possible&nbsp;: les brouillons de certain\u00b7es \u00e9crivain\u00b7es sont-ils plus explicites que leurs \u0153uvres, une fois publi\u00e9es, \u00e0 propos des libert\u00e9s qu\u2019il\u00b7elles prennent \u2013 ou voudraient prendre \u2013 avec les repr\u00e9sentations admises du genre et de la sexualit\u00e9&nbsp;? Quelles corrections effectuent-il\u00b7elles avant la publication de leurs \u0153uvres&nbsp;? Parmi ces modifications, lesquelles rel\u00e8vent d\u2019une auto-censure de la part des auteur\u00b7ices ou bien d\u2019une intervention ext\u00e9rieure pour masquer leurs t\u00e9m\u00e9rit\u00e9s (voire, en amont, les astreindre \u00e0 l\u2019implicitation)&nbsp;? Les brouillons de Flaubert fournissent un exemple remarquable de ce travail de \u00ab&nbsp;gaze&nbsp;\u00bb de la sexualit\u00e9&nbsp;: si ses premiers plans sont d\u2019une crudit\u00e9 \u00e9tonnante au sujet du d\u00e9sir d\u2019Emma Bovary, Flaubert t\u00e2che ensuite, dit-il, \u00ab&nbsp;d\u2019\u00eatre boutonn\u00e9&nbsp;\u00bb. M\u00eame constat pour Zola sur Maxime Rougon&nbsp;: Hortense Delair et Michael Rosenfeld ont montr\u00e9 combien l\u2019auteur a cherch\u00e9 \u00e0 <em>euph\u00e9miser<\/em> l\u2019homosexualit\u00e9 du jeune homme (dont les hanches rappellent celles de Lucien de Rubempr\u00e9), des dossiers pr\u00e9paratoires \u00e0 la publication de <em>La Cur\u00e9e<\/em>. Comment les romancier\u00b7\u00e8res proc\u00e8dent-il\u00b7elles pour rhabiller les fantasmes et les angoisses qu\u2019ils entendent d\u00e9crire, puis que reste-t-il d\u2019assez transparent pour provoquer un scandale, voire un proc\u00e8s apr\u00e8s la publication de leurs textes en feuilleton ou en volume&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Approche en r\u00e9ception<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ne pas dire, c\u2019est aussi faire comprendre implicitement&nbsp;: certains outils \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans l\u2019expression du \u00ab&nbsp;non-dit&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;permettent au locuteur de susciter certaines opinions chez le destinataire sans prendre le risque de les formuler lui-m\u00eame&nbsp;; [ils] permettent donc de faire croire sans avoir dit&nbsp;\u00bb. Et Ducrot d\u2019ajouter&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais on demande souvent \u00e0 l\u2019implicite de r\u00e9pondre \u00e0 une exigence beaucoup plus forte. Il ne s\u2019agit pas seulement de faire croire, il s\u2019agit de dire sans avoir dit&nbsp;\u00bb \u2013 au risque de \u00ab&nbsp;banalise[r] toutes les m\u00e9prises&nbsp;\u00bb (Kartsnidou et Litsardaki). Comment fonctionne cette compr\u00e9hension de l\u2019interdit sexuel, qu\u2019il soit r\u00e9prim\u00e9 par l\u2019opinion, la censure ou, plus fondamentalement, l\u2019absence de mots pour l\u2019exprimer&nbsp;? Quels jeux de connivence sont employ\u00e9s par les \u00e9crivain\u00b7es pour que leurs lecteur\u00b7ices entendent ce que les romans ne veulent, ne peuvent ou ne doivent pas exprimer clairement&nbsp;? Qu\u2019est-ce qui ne se veut intelligible qu\u2019aux yeux d\u2019un lectorat d\u2019hommes adultes et par quelles allusions ces clins d\u2019\u0153il se fabriquent-ils&nbsp;? Au contraire, qu\u2019est-ce qui appara\u00eet \u00e9vident pour les contemporain\u00b7es du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et tend \u00e0 \u00e9chapper au public actuel&nbsp;? On ouvrira la r\u00e9flexion en se demandant comment les textes reposent sur \u00ab&nbsp;une part d\u2019ind\u00e9cision qu\u2019il revient au lecteur de lever (ou non)&nbsp;\u00bb (Schnyder et Toudoire-Surlapierre).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les propositions d\u2019articles, comprenant un r\u00e9sum\u00e9 d\u2019environ trois cents mots, ainsi qu\u2019une courte bio-bibliographie, doivent \u00eatre envoy\u00e9es avant le 15 septembre 2024 \u00e0 <a href=\"mailto:revueel@lit.ulaval.ca\">revueel@lit.ulaval.ca<\/a> et <a href=\"mailto:nonditsdugenre@gmail.com\">nonditsdugenre@gmail.com<\/a>.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une r\u00e9ponse sera communiqu\u00e9e par le comit\u00e9 \u00e9ditorial de la revue et les directeur\u00b7ices du num\u00e9ro avant le 30 septembre 2024 (pour une premi\u00e8re r\u00e9ception des articles le 15 janvier 2025).<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Bibliographie indicative<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Angenot Marc, \u00ab&nbsp;Th\u00e9orie du discours social. Notions de topographie des discours et de coupures cognitives&nbsp;\u00bb, <em>COnTEXTES<\/em>, n\u00b01 (2006), disponible en ligne [https:\/\/journals.openedition.org \/contextes\/51].<\/p>\n\n\n\n<p>Barthes Roland, <em>S\/Z<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Seuil, 1970.<\/p>\n\n\n\n<p>Bastin Fleur, \u00ab&nbsp;La femme dans le roman zolien. Id\u00e9ologies du style&nbsp;\u00bb, <em>Romantisme<\/em>, n\u00b0161 (2013), p. 101-114.<\/p>\n\n\n\n<p>Butler Judith, <em>Trouble dans le genre. Le F\u00e9minisme et la subversion de l\u2019identit\u00e9<\/em>, Paris, La D\u00e9couverte, 2005.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Berbinski Sonia (dir.), <em>Entre Dit et Non-Dit<\/em>, \u00c9ditions Universitaires Europ\u00e9ennes, Saarbr\u00fccken, 2016.<\/p>\n\n\n\n<p>Delair Hortense et Rosenfeld Michael, \u00ab&nbsp;Caviarder La Cur\u00e9e. Genre et sexualit\u00e9 en jeu dans les r\u00e9\u00e9critures zoliennes&nbsp;\u00bb, <em>Les Cahiers naturalistes<\/em>, n\u00b096 (2022), p. 119-133.<\/p>\n\n\n\n<p>Diaz Jos\u00e9-Luis, \u00ab&nbsp;Conqu\u00eates du roman (1800-1850)&nbsp;\u00bb, <em>Romantisme<\/em>, n\u00b0160 (2013), p. 3-10.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Duchet Claude, \u00ab&nbsp;Pour une socio-critique ou variations sur un incipit&nbsp;\u00bb, <em>Litt\u00e9rature<\/em>, n\u00b01 (1971), p. 5-14.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 , \u00ab&nbsp;Une \u00e9criture de la socialit\u00e9&nbsp;\u00bb, <em>Po\u00e9tique<\/em>, n\u00b016 (1973), p. 446-454.<\/p>\n\n\n\n<p>Ducrot Oswald, <em>Dire et ne pas dire. Principes de s\u00e9mantiques linguistiques<\/em>, Paris, Hermann, 1972.<\/p>\n\n\n\n<p>Foucault Michel, <em>Histoire de la sexualit\u00e9<\/em>, Paris, Gallimard, 1976-2018.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Hamon Philippe, <em>Le Personnel du roman. Le Syst\u00e8me des personnages dans les Rougon-Macquart d\u2019\u00c9mile Zola<\/em>, Gen\u00e8ve, Droz, 1983.<\/p>\n\n\n\n<p>Hjemslev Louis, <em>Essais linguistiques<\/em>, Paris, \u00c9ditions de Minuit, 1971.<\/p>\n\n\n\n<p>Kartsnidou Chryssi et Litsardaki Maria, \u00ab&nbsp;\u00c9ditorial. Le non-dit dans la litt\u00e9rature fran\u00e7aise&nbsp;\u00bb, <em>Syn-th\u00e8ses<\/em>, n\u00b01 (2008), disponible en ligne [https:\/\/ejournals.lib.auth.gr\/syn-theses\/article \/view\/9282]<\/p>\n\n\n\n<p>Kerbrat-Orecchioni Catherine, <em>La Connotation<\/em>, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1977.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Laqueur Thomas, <em>La Fabrique du sexe. Essai sur le corps et le genre en Occident<\/em>, Paris, Gallimard, 1992.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9nard Sophie, <em>\u00c9mile Zola et les aveux du corps. Les savoirs du roman naturaliste<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2014.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mollier Yves, \u00ab&nbsp;La Censure en France au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;\u00bb, <em>M\u00e9langes de l\u2019\u00e9cole fran\u00e7aise de Rome<\/em>, n\u00b0121-122 (2009), p. 331-340.<\/p>\n\n\n\n<p>Rey Alain, <em>Dictionnaire historique de la langue fran\u00e7aise<\/em>, Paris, Dictionnaires le Robert, 1992.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013 , <em>Dictionnaire culturel en langue fran\u00e7aise<\/em>, Paris, Dictionnaires le Robert, 2005.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Robin R\u00e9gine, \u00ab&nbsp;Pour une sociopo\u00e9tique de l\u2019imaginaire social&nbsp;\u00bb, dans Neefs Jacques et Ropars Marie-Claire (dir.), <em>La Politique du texte. Enjeux sociocritiques. Pour Duchet<\/em>, Lille, Presses Universitaires de Lille, 1992, p. 95-121.<\/p>\n\n\n\n<p>Rosier Laurence, <em>De l\u2019insulte&#8230; aux femmes. Un essai linguistique sur les insultes faites aux femmes<\/em>, Bruxelles, 180\u00b0, 2017.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Schnyder Peter et Toudoire-Surlapierre Fr\u00e9d\u00e9rique (dir.), <em>Ne pas dire. Pour une \u00e9tude du non-dit dans la litt\u00e9rature et la culture europ\u00e9ennes<\/em>, Paris, Classiques Garnier, 2013.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Todorov Tzvetan, \u00ab&nbsp;La Description et la signification en litt\u00e9rature&nbsp;\u00bb, <em>Communication<\/em>, n\u00b04 (1964), p. 33-39.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Wellek Ren\u00e9 et Warren Austin, <em>La Th\u00e9orie litt\u00e9raire<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Seuil, 1971.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Wittig Monique, \u201cThe Mark of Gender\u201d, <em>Feminist Issues<\/em>, n\u00b05 (1985), p. 3-13.<\/p>\n\n\n\n<p>Zanone Damien, \u00ab&nbsp;Introduction. Questions de genre au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;\u00bb, <em>Romantisme<\/em>, n\u00b0179 (2018), p. 5-11.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Date de tomb\u00e9e (deadline) : 15 Septembre 2024 \u00c0 : Universit\u00e9 Laval \u00c9tudes litt\u00e9raires \u00c9tudes litt\u00e9raires. \u00ab&nbsp;Non-dit(s) du genre et de la sexualit\u00e9 dans le roman d\u2019expression fran\u00e7aise au XIXe si\u00e8cle&nbsp;\u00bb \u00ab&nbsp;[S]i le texte classique n\u2019a rien de plus \u00e0 dire que ce qu\u2019il a dit, du moins tient-il \u00e0 \u201claisser entendre\u201d qu\u2019il ne dit [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[15,20,21],"tags":[150,175,353,373,419],"class_list":["post-10331","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-appels-a-communications","category-colloques","category-news","tag-etudes-litteraires-2","tag-genre","tag-roman","tag-sexualite","tag-xix"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10331","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10331"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10331\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10331"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=10331"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=10331"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}