{"id":9615,"date":"2024-01-21T14:00:00","date_gmt":"2024-01-21T13:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.styl-m.org\/?p=9615"},"modified":"2024-01-21T14:00:00","modified_gmt":"2024-01-21T13:00:00","slug":"dire-je-du-moyen-age-a-nos-jours-seminaire-pluridisciplinaire-lyon-en-ligne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/2024\/01\/21\/dire-je-du-moyen-age-a-nos-jours-seminaire-pluridisciplinaire-lyon-en-ligne\/","title":{"rendered":"&#8220;Dire je&#8221; : du Moyen \u00c2ge \u00e0 nos jours. S\u00e9minaire pluridisciplinaire (Lyon &amp; en ligne)"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\" style=\"grid-template-columns:30% auto\"><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"724\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/ais.airaud.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Affiches-seminaire-Dire-Je_page-0001-768x1086-1-724x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-9617 size-full\" srcset=\"https:\/\/ais.airaud.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Affiches-seminaire-Dire-Je_page-0001-768x1086-1-724x1024.jpg 724w, https:\/\/ais.airaud.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Affiches-seminaire-Dire-Je_page-0001-768x1086-1-212x300.jpg 212w, https:\/\/ais.airaud.net\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/Affiches-seminaire-Dire-Je_page-0001-768x1086-1.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 724px) 100vw, 724px\" \/><\/figure><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Les 4 Octobre 2023, 9 Novembre 2023, 12 D\u00e9cembre 2023, 18 Janvier 2024, 15 F\u00e9vrier 2024, 21 Mars 2024, 11 Avril 2024, et le 22 Mai 2024<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 : MSH Lyon St-Etienne, Salle Marc Bloch. 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon et ENS de Lyon, 15 parvis Ren\u00e9 Descartes, 69007 Lyon<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Responsables :<\/strong><br \/><a href=\"mailto:vianney.dubuc@ens-lyon.fr\">Vianney Dubuc<\/a> et <a href=\"mailto:nicolas.mazel@univ-lyon2.fr\">Nicolas Mazel<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/direje.hypotheses.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/direje.hypotheses.org<\/a><\/p>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-default\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#Introduction\" data-type=\"internal\" data-id=\"#Introduction\">Introduction du s\u00e9minaire<\/a><br \/><a href=\"#Programme\">Programme<\/a><br \/><a href=\"#Bibliographie\" data-type=\"internal\" data-id=\"#Bibliographie\">Bibligraphie indicative<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-default\"\/>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"Introduction\">Introduction du s\u00e9minaire<\/h2>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/direje.hypotheses.org\/554\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/direje.hypotheses.org\/554\">Source<\/a><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Cadrage et introduction \u00e0 l\u2019\u00e9tude transhistorique et transdisciplinaire du <em>je<\/em>.<\/h3>\n\n\n\n<p>Au seuil de ce s\u00e9minaire. Tentons d\u2019exposer quelques enjeux li\u00e9s au <em>je<\/em> avant de laisser les 8 s\u00e9ances et les 23 interventions discuter, approfondir et enrichir cet objet.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette courte pr\u00e9sentation de la notion sera l\u2019occasion de faire un bref rappel du vocabulaire utilis\u00e9 en linguistique et en philosophie du langage.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">1. De la grammaire \u00e0 l\u2019\u00e9tude g\u00e9n\u00e9rale \u2013 Relecture de la d\u00e9finition traditionnelle du je<\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> pronom<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>La grammaire traditionnelle parle de pronom personnel \u00e0 propos de <em>je<\/em> comme \u00e0 propos de <em>tu<\/em> et de <em>il<\/em>. Et l\u2019on peut d\u00e9cliner les trois personnes en <em>je-tu-il-nous-vous-ils<\/em> comme dans l\u2019apprentissage de la conjugaison. Notons au passage que <em>Nous<\/em> et <em>vous<\/em> sont des personnes amplifi\u00e9es (Benveniste)&nbsp;: il s\u2019agit de <em>je<\/em> et de <em>tu<\/em> + d\u2019autres (<em>je<\/em>, <em>tu<\/em> ou <em>il<\/em>).<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la linguistique, depuis Benveniste, distingue parmi ces 3 personnes les d\u00e9ictiques <em>je<\/em> et <em>tu<\/em> du <em>il<\/em>, v\u00e9ritable pro-nom car il est plac\u00e9 hors de la situation d\u2019interlocution comme un simple objet du monde. Il y a donc parmi les pronoms les personnes de l\u2019interlocution (<em>je<\/em> et <em>tu<\/em>) et les personnes d\u00e9locut\u00e9es (<em>il<\/em> et <em>elle<\/em>), celle qui ne parlent pas directement.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> dans l\u2019interlocution<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>En les nommant <em>personne de l\u2019interlocution<\/em>, on comprend rapidement que <em>je<\/em> et <em>tu<\/em> renvoient en fait \u00e0 des <strong>r\u00f4les<\/strong> et non \u00e0 des personnes concr\u00e8tes&nbsp;: <em>je<\/em> est l\u2019\u00e9nonciateur et <em>tu<\/em> est le co-\u00e9nonciateur&nbsp;; <em>je<\/em> est le locuteur et <em>tu<\/em> est l\u2019allocutaire&nbsp;; <em>je<\/em> est le destinateur et <em>tu<\/em> est le destinataire. <em>Je<\/em> et <em>tu<\/em> sont donc indissociables.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> d\u00e9ictique<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Parce qu\u2019ils sont rattach\u00e9s \u00e0 la situation d\u2019\u00e9nonciation et qu\u2019ils s\u2019articulent sur elle, on nomme ces deux pronoms&nbsp;: d\u00e9ictiques. La <em>deixis<\/em> est un processus qui est aussi nomm\u00e9e <em>embrayage \u00e9nonciatif<\/em>. G. Kleiber nous dit que ce sont les unit\u00e9s linguistiques \u00ab&nbsp;dont le sens implique obligatoirement un renvoi \u00e0 la situation d\u2019\u00e9nonciation pour trouver le r\u00e9f\u00e9rent vis\u00e9&nbsp;\u00bb. Ce sont des \u00e9nonc\u00e9s qui ne se comprennent qu\u2019en contexte, uniquement par rapport \u00e0 leur environnement imm\u00e9diat.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a donc une sp\u00e9cificit\u00e9 des \u00e9nonc\u00e9s d\u00e9ictiques. Essayons d\u2019en donner un exemple.<\/p>\n\n\n\n<p>En linguistique, on peut traiter un \u00e9nonc\u00e9 de deux mani\u00e8res&nbsp;: on peut l\u2019envisager comme \u00e9tant <em>\u00e9nonc\u00e9-type, <\/em>comme une simple abstraction, ind\u00e9pendamment de toute \u00e9nonciation particuli\u00e8re. De ce point de vue, peu importe le nombre d\u2019\u00e9nonciateurs, si l\u2019on prononce plusieurs fois un \u00e9nonc\u00e9, on aura prononc\u00e9 le \u00ab&nbsp;m\u00eame&nbsp;\u00bb \u00e9nonc\u00e9 parce que le sens de ce dernier ne change pas en fonction de l\u2019\u00e9nonciateur. C\u2019est par exemple, \u00ab<em>&nbsp;L\u2019homme est un loup pour l\u2019homme&nbsp;<\/em>\u00bb prononc\u00e9 par Plaute, puis Erasme, puis repris par Rabelais, et enfin par Hobbes. On peut parler de l\u2019identit\u00e9 de l\u2019\u00e9nonc\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me approche de l\u2019\u00e9nonc\u00e9 est \u00e0 l\u2019inverse empirique, il s\u2019agit de traiter de <em>l\u2019\u00e9nonc\u00e9-occurrence. <\/em>L\u2019\u00e9nonc\u00e9 est \u00e9tudi\u00e9 comme le produit d\u2019une situation d\u2019\u00e9nonciation particuli\u00e8re. On remarque qu\u2019entre l\u2019\u00e9nonciation de Hobbes et celle du <em>Misanthrope<\/em> de Moli\u00e8re, la situation est diff\u00e9rente mais la maxime \u00ab<em>&nbsp;L\u2019homme est un loup pour l\u2019homme&nbsp;<\/em>\u00bb, conserve une signification stable. Cette phrase tol\u00e8re donc les 2 types de lecture comme <em>\u00e9nonc\u00e9-type<\/em> et comme <em>\u00e9nonc\u00e9-occurrence<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>En revanche, une phrase telle que \u00ab<em>&nbsp;L\u2019\u00c9tat c\u2019est moi&nbsp;<\/em>\u00bb ne peut se comprendre qu\u2019\u00e0 partir de sa situation d\u2019\u00e9nonciation car elle n\u2019aura pas la m\u00eame signification en fonction du statut du locuteur qui la prononce&nbsp;: si c\u2019est le roi soleil qui la prononce devant ses sujets ou si c\u2019est un quidam qui la prononce devant son miroir en se brossant les dents. Cet \u00e9nonc\u00e9, ne peut \u00eatre appr\u00e9hend\u00e9 que de mani\u00e8re empirique, que comme \u00e9nonc\u00e9-occurrence.<\/p>\n\n\n\n<p>Autrement dit, la pr\u00e9sence du d\u00e9ictique modifie la mani\u00e8re d\u2019appr\u00e9hender le sens d\u2019un \u00e9nonc\u00e9. \u00c9tudier l\u2019apparition du <em>je<\/em> ne peut pas se r\u00e9duire \u00e0 une \u00e9tude d\u2019\u00e9nonc\u00e9s ordinaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les \u00e9nonc\u00e9s d\u00e9ictiques, il n\u2019y a que des <em>\u00e9nonc\u00e9s-occurrences<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Si la linguistique pragmatique pr\u00e9f\u00e8re parler de pronom d\u00e9ictique, on trouve en philosophie du langage, depuis les travaux de Peirce, le terme de <em>symbole indexical<\/em> ou d\u2019<em>indexicalit\u00e9<\/em>. Jakobson pr\u00e9f\u00e8re parler de <em>shifters<\/em> (g\u00e9n\u00e9ralement traduit pas <em>embrayeurs<\/em>). Ces terminologies ne se recouvrent pas compl\u00e8tement mais d\u00e9signent toutes trois le <em>je<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Quelle est donc la signification de <em>je<\/em>&nbsp;?<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>On ne peut pas pr\u00e9tendre que <em>je<\/em> ne poss\u00e8de pas de signifi\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Il serait inexact de dire que <em>je<\/em> est compl\u00e8tement vide (comme a tendance \u00e0 le pr\u00e9tendre Benveniste). Le <em>je<\/em> n\u2019est pas qu\u2019un simple signifiant. M\u00eame si sa r\u00e9f\u00e9rence varie en fonction de la situation d\u2019\u00e9nonciation, <em>je<\/em> conna\u00eet une valeur s\u00e9mantique stable quoique minimale&nbsp;: <em>je<\/em> d\u00e9signe le destinateur du message. <em>Je<\/em> est vide r\u00e9f\u00e9renciellement mais pas s\u00e9mantiquement. Est le r\u00e9f\u00e9rent de <em>je<\/em> celui qui dit <em>je<\/em> dans tel \u00e9nonc\u00e9-occurrence. Benveniste r\u00e9sume bien le processus \u00ab<em>&nbsp;est ego celui qui dit ego&nbsp;<\/em>\u00bb. Il y a dans cette logique une circularit\u00e9 ou plut\u00f4t une r\u00e9flexivit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 la diff\u00e9rence de <em>il<\/em> qui a besoin d\u2019un ant\u00e9c\u00e9dent dans le cotexte pour \u00eatre saisi, <em>je<\/em> et <em>tu<\/em> ne ne sont interpr\u00e9tables qu\u2019\u00e0 partir de la seule situation d\u2019\u00e9nonciation.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Comment saisir ce <\/strong><em><strong>je<\/strong><\/em><strong>&nbsp;?<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le jeu est marqu\u00e9 par sa grande instabilit\u00e9. Ainsi, chercher \u00e0 le saisir comme un type rel\u00e8verait donc de la gageure.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cette impasse, nous comprenons que le <em>je<\/em> pris comme objet d\u2019\u00e9tude ne doit pas \u00eatre typifi\u00e9 parce que dans ce cas, on risque fort de parler d\u2019autre chose que de lui&nbsp;: du sujet parlant, du sujet conscient, du sujet pensant, ou encore de la subjectivit\u00e9 plut\u00f4t que de cerner ce qui fait la sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019expression du <em>je<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette sp\u00e9cificit\u00e9 c\u2019est cette invariable variation.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi, plus que jamais, la premi\u00e8re personne invite \u00e0 adopter une approche transversale et \u00e0 multiplier l\u2019\u00e9tude de ses occurrences pour avoir \u00e0 la fin de ce s\u00e9minaire le commencement d\u2019un portrait kal\u00e9\u00efdoscopique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">2. Comment peut-on alors d\u00e9finir le <em>je<\/em>&nbsp;? \u2013 Tentative de d\u00e9finition<\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Les qualit\u00e9s exceptionnelles du <\/strong><em><strong>je<\/strong><\/em><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Le <em>je<\/em> semble parfois dou\u00e9 de capacit\u00e9 extraordinaire, il modifie tout ce qu\u2019il touche, il a une influence sur son environnement contextuel&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Il est actualisateur du discours<\/strong>. Pour parler en termes saussuriens, il est l\u2019\u00e9l\u00e9ment qui permet de passer du syst\u00e8me abstrait de la langue \u00e0 la pr\u00e9sence effective de la parole. <em>Je<\/em> actualise. Il rend pr\u00e9sent. Il fait appara\u00eetre le discours. <em>Je<\/em> est d\u00e9clencheur de la parole.<\/li>\n\n\n\n<li>De la m\u00eame mani\u00e8re, presque de mani\u00e8re magique, et ce proc\u00e9d\u00e9 va \u00eatre tr\u00e8s employ\u00e9 dans la litt\u00e9rature, <strong>le <\/strong><em><strong>je<\/strong><\/em><strong> transforme n\u2019importe qui ou n\u2019importe quoi en locuteur<\/strong>. On peut \u00e9tudier l\u2019\u00e9nonciation d\u2019une bouteille sur laquelle serait \u00e9crit \u00ab<em>&nbsp;je me bois frais&nbsp;<\/em>\u00bb. Tout \u00e0 son contact devient potentiellement dou\u00e9 de parole. Ce s\u00e9minaire ne se r\u00e9sumera pas \u00e0 d\u00e9finir ce qu\u2019est le sujet parlant mais interrogera tout de m\u00eame les fronti\u00e8res de ce dernier.<\/li>\n\n\n\n<li>Le <em>je<\/em> est donc <strong>le point d\u2019articulation entre l\u2019\u00e9tude de la subjectivit\u00e9<\/strong>, prise comme la capacit\u00e9 du locuteur \u00e0 se poser comme sujet, <strong>et la personne<\/strong>, expression grammaticale d\u2019un acteur du discours. Le <em>je<\/em> peut s\u2019exprimer sans \u00eatre prononc\u00e9 (nous verrons la question de l\u2019\u00e9nallage de personne notamment en f\u00e9vrier). Le rapport de ce pronom \u00e0 la subjectivit\u00e9 peut \u00eatre vue comme l\u2019\u00e9mergence dans l\u2019\u00eatre d\u2019une propri\u00e9t\u00e9 fondamentale du langage&nbsp;: celle de se d\u00e9signer. La personne est le statut linguistique de la subjectivit\u00e9.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Comment comprendre le <\/strong><em><strong>je<\/strong><\/em><strong> dans ce cas&nbsp;?<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><em>Pronom personnel, embrayeur, symbole indexical, simple r\u00f4le, d\u00e9ictique, actualisateur de discours, r\u00e9f\u00e9rent vide, \u00e9l\u00e9ment r\u00e9flexif, etc<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s cette avalanche d\u2019\u00e9tiquettes, essayons de poser ce qui nous appara\u00eet, pour le cadre de ce s\u00e9minaire, comme \u00e9tant les quatre \u00e9l\u00e9ments fondamentaux du <em>je<\/em> et qui seront discut\u00e9s, remis en cause ou confirm\u00e9s tout au long du s\u00e9minaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous ouvrirons l\u2019\u00e9tude du <em>je<\/em> dans ce s\u00e9minaire en disant&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un lieu.<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un \u00e9v\u00e9nement.<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un ph\u00e9nom\u00e8ne.<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un fait social.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un lieu<\/strong>. <em>Je <\/em>exprime avant tout, une pr\u00e9sence. Quand je dis <em>je<\/em>, je dis aussi <em>je parle d\u2019ici<\/em>. C\u2019est cette place du <em>je <\/em>et cet <em>ici <\/em>qu\u2019il implique qu\u2019il faut chercher \u00e0 situer. Nous prendrons chaque expression du <em>je<\/em> comme une coordonn\u00e9e.<\/li>\n\n\n\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un \u00e9v\u00e9nement<\/strong>. Dire <em>je <\/em>revient \u00e0 faire appara\u00eetre \u00e0 un moment pr\u00e9cis et unique, un pr\u00e9sent qui est toujours li\u00e9 \u00e0 son contexte, \u00e0 son actualit\u00e9 et \u00e0 son histoire. Quand je dis <em>je<\/em>, je dis aussi <em>je parle \u00e0 cet instant<\/em>. C\u2019est aussi de cette temporalit\u00e9 du <em>je <\/em>et de ce <em>maintenant <\/em>de l\u2019\u00e9nonciation dont il faudra rendre compte. Nous prendrons chaque expression du <em>je<\/em> comme faisant date.<\/li>\n\n\n\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un ph\u00e9nom\u00e8ne<\/strong>. Le <em>je <\/em>se donne comme une intuition, une donn\u00e9e empirique, une \u00e9vidence sensible. Quand je dis <em>je<\/em>, je dis aussi <em>je sens que je suis et que je sens<\/em>. C\u2019est cette exp\u00e9rience v\u00e9cue et cette source de la conscience qu\u2019il faut interroger en cherchant \u00e0 la mettre en tension avec ce qui, dans le <em>je<\/em>, est construit, acquis et d\u00e9termin\u00e9. C\u2019est cette tension entre la nature et les illusions de la subjectivit\u00e9 qu\u2019il faudra enfin chercher \u00e0 interroger. Nous prendrons chaque expression du <em>je<\/em> comme une exp\u00e9rience et aussi comme la tentative de construction d\u2019un sujet.<\/li>\n\n\n\n<li><em><strong>Je<\/strong><\/em><strong> est un fait social<\/strong>. Pas de <em>je<\/em> sans le <em>tu<\/em>. Pas de <em>je<\/em> hors de l\u2019interlocution. On pourrait dire, pas de <em>je<\/em> sans \u00e9change. Quand je dis <em>je<\/em>, je dis aussi <em>je m\u2019adresse \u00e0 toi<\/em>, <em>je me positionne par rapport aux autres<\/em>. Notons que <em>je<\/em> et <em>tu<\/em> sont r\u00e9versibles. Tout <em>je<\/em> est un <em>tu<\/em> potentiel. Il faut donc \u00e9tudier ce rapport du singulier au collectif dans les rapports de sym\u00e9trie et de dissym\u00e9trie. Pour qu\u2019un <em>je<\/em> apparaisse, je n\u2019ai besoin que de prendre la parole alors que pour qu\u2019un <em>tu<\/em> apparaisse, il faut qu\u2019un <em>je<\/em> le construise comme tu. Nous prendrons chaque expression du <em>je<\/em> comme la co-construction d\u2019un univers de r\u00e9f\u00e9rence et comme une des parties d\u2019un \u00e9change.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ces quatre axes cherchent \u00e0 localiser ce <em>je.<\/em> D\u2019autres seraient \u00e9videmment possibles, d\u2019autres seront s\u00fbrement pos\u00e9s dans ce s\u00e9minaire. Nous ne cherchons pas l\u2019exhaustivit\u00e9. Nous proposons d\u2019ouvrir un examen anatomique des multiples parties qui forment le <em>je.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Une g\u00e9ographie, une histoire, une anthropologie, une sociologie du <em>je<\/em> seront propos\u00e9es \u00e0 partir des m\u00e9thodes de la litt\u00e9rature, de la philosophie, de la linguistiques et des arts. Ce sont toutes les sciences humaines qui sont mobilis\u00e9es pour explorer ce je.<\/p>\n\n\n\n<p>De cette notion initialement linguistique n\u2019oublions pas que d\u2019autres formes d\u2019expression sont \u00e0 explorer, l\u2019intervention de Vincent Baudart sur le cin\u00e9ma permettra, par exemple, d\u2019en explorer les effets visuels et extra-linguistiques.<\/p>\n\n\n\n<p>A ces quatre axes ajoutons enfin trois derniers points de tension qui vont revenir en filigrane de la plupart des interventions.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019expression du <em>je<\/em>, tant dans ce qu\u2019elle est que dans les effets qu\u2019elle vise \u00e0 produire, est soumise \u00e0 la tension entre les trois p\u00f4les&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>le m\u00eame,<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>le soi-m\u00eame<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>et l\u2019autre.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Quand je dis <em>je<\/em>, j\u2019interroge les processus d\u2019identification, de singularisation et le rapport que j\u2019ai au collectif.<\/p>\n\n\n\n<p>Autrement dit, le <em>je<\/em> se retrouvera sans cesse articuler entre des processus<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>d\u2019<\/strong><em><strong>identit\u00e9<\/strong><\/em><strong>,<\/strong><\/li>\n\n\n\n<li><strong>d\u2019<\/strong><em><strong>ips\u00e9it\u00e9<\/strong><\/em><\/li>\n\n\n\n<li><strong>et d\u2019<\/strong><em><strong>alt\u00e9rit\u00e9<\/strong><\/em><strong>.<\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><strong>Le <\/strong><em><strong>je<\/strong><\/em><strong> est donc une invariable variation.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Nous esp\u00e9rons que cette br\u00e8ve introduction aura pu rappeler certaines notions de grammaire ou certaines conceptions du pronom. Nous esp\u00e9rons qu\u2019elle aura pu probl\u00e9matiser cette notion qui para\u00eet si \u00e9vidente et si omnipr\u00e9sente qu\u2019elle se trouve souvent \u00e9vinc\u00e9e. Nous esp\u00e9rons aussi que cette pr\u00e9sentation suscitera des questions et aussi des remarques et des contestations.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes bien conscients que la seule phrase \u00ab&nbsp;Est <em>ego<\/em> qui dit <em>ego<\/em>&nbsp;\u00bb est tout \u00e0 fait contestable du point de vue d\u2019une vaste partie de la philosophie du sujet et que le <em>Cogito<\/em> cart\u00e9sien n\u2019en est qu\u2019une occurrence de r\u00e9futation possible. La discussion est ouverte et elle se tient jusqu\u2019au mois de mai&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Vous \u00eates toutes et tous les bienvenus \u00e0 prendre part \u00e0 ces d\u00e9bats. Si vous souhaitez creuser ces questions en parall\u00e8le du s\u00e9minaire, nous vous reportons au cours de de F. R\u00e9canati au Coll\u00e8ge de France intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;La premi\u00e8re personne&nbsp;\u00bb (<a href=\"https:\/\/www.college-de-france.fr\/fr\/agenda\/cours\/la-premiere-personne\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.college-de-france.fr\/fr\/agenda\/cours\/la-premiere-personne<\/a>) et \u00e0 notre bibliographie indicative.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"Programme\">Programme annuel<\/h2>\n\n\n\n<p><strong>MSH Lyon St-Etienne et ENS de Lyon<\/strong><br \/><strong>(14 avenue Berthelot et 15 parvis Ren\u00e9 Descartes, 69007 Lyon)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 1&nbsp;: Dire je aujourd&#8217;hui<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>04 octobre 2023 &#8211; 14h-16<\/strong>h<br \/><strong>MSH Lyon St-Etienne, salle Marc Bloch<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Mots d&#8217;introduction et pr\u00e9sentation du s\u00e9minaire par Vianney DUBUC (ENS de Lyon) et Nicolas MAZEL (Universit\u00e9 Lumi\u00e8re Lyon 2)<br \/>&#8211; Eva CHAUSSINAND (ENS de Lyon) et Madeleine MARTINEU (Universit\u00e9 Grenoble Alpes)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Florence Aubenas, Emmanuel Carr\u00e8re&nbsp;: dire <em>je <\/em>chez deux \u00e9crivain\u00b7es-journalistes contemporains, un marqueur de subjectivit\u00e9&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 2&nbsp;: Dire je&nbsp;: \u00e9tudier un ph\u00e9nom\u00e8ne<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>09 novembre 2023 &#8211; 14h-17h<\/strong><br \/><strong>ENS de Lyon, salle D2 034<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Julien ADOUE (Universit\u00e9 Paris-Est Cr\u00e9teil)&nbsp;: \u00ab&nbsp;La mise en sc\u00e8ne de soi en philosophie&nbsp;: le cas paradoxal de Spinoza&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Misel JABIN (ENS de Lyon)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Recherches contemporaines sur le soi et ses limites \u00e0&nbsp;partir de l&#8217;Alcibiade de Platon&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Nassif FARHAT (ENS de Lyon)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je dis&nbsp;: <em>Je<\/em>, ou l\u2019absence de tout auteur&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 3&nbsp;: Dire je&nbsp;: poser la question de l&#8217;autorit\u00e9 au f\u00e9minin<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>12 d\u00e9cembre 2023 &#8211; 14h-16h<\/strong><br \/><strong>MSH Lyon St-Etienne, salle Marc Bloch<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; L\u00e9a BURGAT-CHARVILLON (ENS de Lyon)&nbsp;: \u00ab&nbsp;&#8221;<em>Je ne me mesleray point d\u2019en parler ny en m\u00e9decin, ny en philosophe<\/em>&#8221;&nbsp;: usages et autorit\u00e9(s) de la premi\u00e8re personne dans les conversations de Madeleine de Scud\u00e9ry&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Jeanne MOUSNIER-LOMPRE (Universit\u00e9 Grenoble Alpes)&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Je <\/em>de pouvoir dans les miroirs aux princesses, trait\u00e9s p\u00e9dagogiques de la fin du Moyen \u00c2ge&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 4&nbsp;: Dire je&nbsp;: mettre en sc\u00e8ne le savoir au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>18 janvier 2024 &#8211; 14h-16h<\/strong><br \/><strong>ENS de Lyon, salle D8 006<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Anthony LE BERRE (Aix-Marseille Universit\u00e9)&nbsp;: \u00ab&nbsp;La subjectivation du savoir dans la po\u00e9sie scientifique du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Mayeul DELPEUCH (Aix-Marseille Universit\u00e9)&nbsp;: \u00ab&nbsp;La priam\u00e8le de Montaigne ou l&#8217;art de la distinction par le bas&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 5&nbsp;: Dire ou ne pas dire je<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>15 f\u00e9vrier 2024 &#8211; 14h-16h<\/strong><br \/><strong>ENS de Lyon, salle D2 034<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Hannah LAMBRECHTS (Universit\u00e9 Jean Moulin Lyon 3)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Parler de soi sans dire <em>je <\/em>: \u00e9tude des \u00e9nallages de personne et de la disjonction du pronom dans les trag\u00e9dies de Racine&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Zo\u00e9 PERRIER (Universit\u00e9 Sorbonne Nouvelle &#8211; Paris 3)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Dire <em>je <\/em>en (tant que) critique&nbsp;: la subjectivit\u00e9 comme strat\u00e9gie de distinction&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 6&nbsp;: Dire je&nbsp;: poser la question du genre&nbsp;<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>21 mars 2024 &#8211; 14h-16h<\/strong><br \/><strong>ENS de Lyon, salle D8 001<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;&#8211; Ad\u00e8le PLASSIER-ANGOUJARD (Universit\u00e9 de Tours)&nbsp;: \u00ab&nbsp;De l&#8217;intime au collectif, \u00e9mergence d&#8217;un <em>je <\/em>&#8220;interm\u00e9diaire&#8221;, f\u00e9minin et contemporain&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Romain VIELFAURE (Universit\u00e9 Paris Nanterre)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Sujets du d\u00e9sir, sujets du f\u00e9minisme&nbsp;: le renouvellement de la question du sujet dans les \u00e9tudes de genre&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 7&nbsp;: Dire je&nbsp;: s\u2019inscrire dans une langue et se construire dans un espace<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>11 avril 2024 &#8211; 14h-17h<\/strong><br \/><strong>ENS de Lyon, salle D8 001<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Lou BOUHAMIDI (ENS de Lyon)&nbsp;: \u00ab&nbsp;&#8220;Moi je suis asile &#8221;&nbsp;: Enjeux de la co-\u00e9nonciation \u00e0 la premi\u00e8re personne dans les r\u00e9cits pour la demande d&#8217;asile en France&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Cl\u00e9mence JAIME (Universit\u00e9 Jean Moulin Lyon 3)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le r\u00e9cit autobiographique d&#8217;apprentissage au service de la l\u00e9gitimit\u00e9 didactique&nbsp;: \u00e9tude des paratextes de quelques m\u00e9thodes de langue portugaises, espagnoles et fran\u00e7aises des XVI<sup>e<\/sup> et XVII<sup>e<\/sup> si\u00e8cles&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Chenyang ZHAO (Universit\u00e9 Paris Sorbonne Nouvelle &#8211; Paris 3)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Le <em>je <\/em>singulier et le <em>je <\/em>collectif &#8211; construction du sujet acteur-scripteur dans le cas des slogans muraux parisiens&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S\u00e9ance 8&nbsp;: Journ\u00e9e d&#8217;\u00e9tudes finale<\/h3>\n\n\n\n<p><strong>22 mai 2024 &#8211; 10h-18h<\/strong><br \/><strong>ENS de Lyon &#8211; D2 034 &nbsp; &nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>Dire je&nbsp;: penser le commentaire<br \/>&#8211;<\/em> Amalia DESBREST (ENS de Lyon)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quand le commentaire laisse la place au je &#8230; \u00c9tude des marginalia de la premi\u00e8re traduction compl\u00e8te et glos\u00e9e en castillan des <em>H\u00e9ro\u00efdes <\/em>d&#8217;Ovide&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dire je&nbsp;: penser les enjeux de l&#8217;adresse<\/em><br \/>&nbsp;&#8211; Julie BEVANT (Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve)&nbsp;: \u00ab&nbsp;&#8221;Dame, je vous demande&#8230;&#8221;&nbsp;: plaisir de la formule et <em>je <\/em>de r\u00f4le dans les demandes d&#8217;amour tardo-m\u00e9di\u00e9vales&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Pierre KATZAROV (Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne)&nbsp;: \u00ab&nbsp;La deuxi\u00e8me personne dans quelques romans de Mohsin Hamid&nbsp;: co-cr\u00e9ation et renouvellement du <em>je <\/em>\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dire je&nbsp;: penser les enjeux de l&#8217;identit\u00e9 narrative<\/em><br \/>&#8211; Alexandre GASCOIN (ENS de Lyon)&nbsp;: L\u2019identit\u00e9 narrative<br \/>&#8211; Vincent BAUDART (Universit\u00e9 de Lille)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Jouer le <em>je<\/em>&nbsp;\u00bb ou la mise en image contradictoire des identit\u00e9s<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dire je&nbsp;: repenser le sujet<br \/>&#8211; <\/em>Alexandre IAGODKINE (Universit\u00e9 Bordeaux Montaigne)&nbsp;:\u00ab&nbsp;Parler pour un sujet sans parole&nbsp;: le d\u00e9fi de la zoopo\u00e9tique&nbsp;\u00bb<br \/>&#8211; Benjamin BUSQUET (Universit\u00e9 C\u00f4te d&#8217;Azur)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Qui dit&nbsp;<em>je&nbsp;<\/em>en ph\u00e9nom\u00e9nologie&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity is-style-default\"\/>\n\n\n\n<p>Il sera \u00e9galement possible d\u2019assister aux s\u00e9ances en ligne. Nous invitons l\u2019ensemble des int\u00e9ress\u00e9.es \u00e0 \u00e9crire conjointement aux adresses suivantes&nbsp;: <a href=\"mailto:vianney.dubuc@ens-lyon.fr\">vianney.dubuc@ens-lyon.fr<\/a> et <a href=\"mailto:nicolas.mazel@univ-lyon2.fr\">nicolas.mazel@univ-lyon2.fr<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\" id=\"Bibliographie\">Bibliographie indicative<\/h2>\n\n\n\n<p>BENVENISTE, E., <em>Probl\u00e8mes de linguistique g\u00e9n\u00e9rale<\/em>, Paris, Gallimard, Chap. XVIII et XX, 1966.<\/p>\n\n\n\n<p>GOUVARD, J.-M., <em>La Pragmatique. Outils pour l\u2019analyse litt\u00e9raire<\/em>, Paris, Armand Collin, 1998.<\/p>\n\n\n\n<p>KERBRAT-ORECCHIONI, C., <em>L\u2019\u00c9nonciation, de la subjectivit\u00e9 dans le langage<\/em>, Paris, Armand Collin, 1980.<\/p>\n\n\n\n<p>KLEIBER, G., \u00ab&nbsp;D\u00e9ictiques, embrayeurs, \u00ab<em>&nbsp;token-reflexives&nbsp;<\/em>\u00bb, symboles indexicaux, etc.&nbsp;: comment les d\u00e9finir&nbsp;?&nbsp;\u00bb, <em>L\u2019Information grammaticale<\/em>, n\u00b030, p.3-22, juin 1986.<\/p>\n\n\n\n<p>KLEIBER, G., \u00ab&nbsp;Anaphore-deixis&nbsp;: o\u00f9 en sommes-nous&nbsp;?&nbsp;\u00bb, <em>L\u2019Information grammaticale<\/em>, n\u00b051, p.3-18,octobre 1991.<\/p>\n\n\n\n<p>MAINGUENEAU, D., <em>L\u2019\u00c9nonciation en linguistique fran\u00e7aise<\/em>, Paris Hachette, 1994.<\/p>\n\n\n\n<p>MAINGUENEAU, D., <em>Linguistique pour le texte litt\u00e9raire<\/em>, Paris, Nathan, 2003<\/p>\n\n\n\n<p>RABATEL, A., <em>La Construction du point de vue<\/em>, Lausanne, Delachaux et Niestl\u00e9, 1998.<\/p>\n\n\n\n<p>RIVARA, R., <em>La langue du r\u00e9cit. Introduction \u00e0 la narratologie \u00e9nonciative<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, 2000.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les 4 Octobre 2023, 9 Novembre 2023, 12 D\u00e9cembre 2023, 18 Janvier 2024, 15 F\u00e9vrier 2024, 21 Mars 2024, 11 Avril 2024, et le 22 Mai 2024 \u00c0 : MSH Lyon St-Etienne, Salle Marc Bloch. 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon et ENS de Lyon, 15 parvis Ren\u00e9 Descartes, 69007 Lyon Responsables :Vianney Dubuc et Nicolas [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20,21],"tags":[108,310,365],"class_list":["post-9615","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-colloques","category-news","tag-dire-je","tag-pluridisciplinaire","tag-seminaire"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9615","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9615"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9615\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9615"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9615"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ais.airaud.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9615"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}